Cahier n° 6
L'Abécédaire de rien

de ce §#ç&%$ de monde du "rock"

par Le Belgian Doctor (a.k.a. Pascal Samain)
postface de Gilles Verlant
illustrations
de Doc Reggae (a.k.a. Bruno Blum)
préface de Hugues Barrière

Présentation - Le Mot de l'Auteur - Sommaire du livre

Lire un extrait - Les illustrations de Doc Reggae

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Le Belgian Doctor, pseudonyme d’un incertain Pascal Samain, est né en 1958, du moins le lui a-t-on dit, en Belgique, du moins le croit-il. Après avoir raté toutes les études qu’il n’avait pas entamées, il décide de devenir écrivain. Des éditeurs auront la bonté de publier trois de ses livres. En 2004, il achète un exemplaire du magazine Compact-Crossroads et propose ses services à Christophe Goffette, « Da Boss ». Samain n’aurait jamais cru devenir un jour rock critic, situation pour lui assez… critique. Car il est d’autre part convaincu que les magazines rock sont d’un ennui lysergique. Assez rapidement, Samain crée un style de chroniques fait de subjectivité et de littérature. Il demeure persuadé qu’il ne vaut pas la peine d’écrire quoi que ce soit sur le rock si on ne raconte pas une HISTOIRE. Ses textes sont donc composés d’anecdotes (il n’hésite pas à s’inclure dans la composition) et basés sur le sentiment : il RACONTE ce qu’il a vécu en écoutant un disque. Meilleur manière de dépasser le langage basique du « rock » journalisme. Mais comme il use aussi de mauvaise foi, n’hésitant pas à dire du mal de ses musiciens préférés, les clans se forment. On est POUR ou CONTRE Samain. Lui est bien convaincu d’avoir ainsi touché au but : faire vivre, and let die. Il prend alors conscience de son devoir de poursuivre et mettre à mort les arnaques du vocabulaire dit « de rock ». S’en suit cet abécédaire navré et navrant…

Reading : Du verbe to read, lire. Les musiciens dits « de rock » ne lisent jamais de livres et ne sont abonnés à aucun journal. Non mais.
Heavy (Rock) : Sous-classe de l’espèce « rock ». Le Heavy Rock serait, d’après les fans de plus de 60 ans, du « rock » : lourd.
Rock (Heavy) : Pléonasme. Comparé à n’importe quel accord de blues, le « rock » est d’office lourdingue.
Who (The) : Qui ?
Belle Arnaque : Traduction française de Major Company.
Bruce : Springsteen. Musicien borné in the USA.
Rock : Quoi ? Wotdyasay ?
Air : Duo français de musique de chambre à.
Yes : Oh no !
Hi-Hat : Élément constitutif d’une batterie. Signifie : « Bonjour Chapeau ! ». C’est con, non ?

 

192 pages - paru le 25 juin 2007

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Le Mot de l'Auteur

"Mon éditeur me demande un petit mot de présentation. D’accord, le voilà : "Hi !" Non, sans blague, de me sonder sur les raisons qui m’ont poussé à faire écrire ce livre par Gilles Verlant, c’est essayer de savoir pourquoi l’herbe est ronde, pourquoi la Terre est verte. Pourquoi je ne suis pas Gilles Verlant. Et pourquoi je suis né. Ça fait partie des choses qui vous arrivent sans prévenir. Quand j’étais petit, j’ignorais qu’un jour j’écrirais des livres. Ou que j’aimerais le rock. A contrario, si le rock m’aime, je n’en sais rien. Il ne me pardonnera sans doute pas que je me foute de sa gueule ni que j’abuse de mauvaise foi, moi qui en ai un si mauvais, de foie. Non, sans blague, ce livre je le dois à Hugues Barrière qui a pigé de suite mon intention, voire plusieurs d’entre elles, ce qui prouve qu’il n’est pas si bête !"

Pascal Samain

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Sommaire de "L'Abécédaire de rien"


Sur le Belgian Doctor, par le professeur Francis Dac

Postface, par Gilles Verlant

Après, faites ce que vous pouvez pour vous y retrouver. On ne va pas vous faire un index, non plus ? L’ordre alphabétique, néanmoins, devrait vous aider. Et pi, après tout, débrouillez-vous, vous êtes grand, quand même, non ? Aidez-vous le cas échéant, que sais-je, d’un marque-page, de vos doigts ou de votre langue pour marquer les passages qui vous auront beaucoup plu afin de les retrouver ultérieurement

Un derrière… pour la route

Préface, il était temps, par Hugues Barrière

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Lire un extrait de "L'Abécédaire de rien"

 

Le « rock » est spécieux ? Oui. Et alors ?
Le Belgian Doctor veille au grain.

In the wall (Another kick) : Film « rock » qui nous narre la vie collective de vingt-trois étudiants en maçonnerie âgés de treize à quinze ans. Tout du long du scénario, ils essayent de casser un mur sans y parvenir.

Van : En anglumuche, l’un de ces gargantuesques autocars employés par les groupes « rock » lors de leurs tournées. Leur caverne, en quelque sorte. Leur refuge. Voire : leur tombe. Un Van est toujours équipé de sièges et d’un moteur. En français, « Vanne » est un synonyme de « rock français ».

Van Halen : Musicien de « hard rock » dont surtout l’haleine est hard.

Glam : Marque d’une superglu qui a soutenu et lancé le mouvement « glamrock », car bon, soyons cauteleux, il en faut de la colle pour faire tenir tous ces cheveux, ces paillettes, ces maquillages, ces chaussures avec semelles de 45 cm de haut. Glam a aujourd’hui fait banqueroute car ce produit, jamais, ne parvint à coller la moindre idée valable dans le moindre bulbe du moindre « rockeur ». Car ont-ils seulement un ciboulot ?

Diving : Pratiqué en concert. Soudain, comme dépassé par sa propre excitation, le chanteur se lance dans le public et se fait porter par lui, couché sur le dos ou le ventre. Ce qui est somme toute bizarre. En un, on dirait qu’il est mort. En un, ça vous a quelque chose du culte religieux voire fasciste. Le spectateur qui parvient à attraper les couilles du mec gagne sa discographie à vie. Pas de chance.

Clef : Objet dont la présence est la plus prégnante dans le monde du « rock ». Les clefs de la gamme, les clefs de la guitare, les clefs du saxophone, les clefs de réglage de la batterie. Les clefs du Van, on les égare souvent.

Médiator : Ou onglet. Petite pièce de forme vaguement triangulaire qui permet au guitariste privé de doigts de jouer quand même en pinçant la corde. Jimi Hendrix utilisait ses dents comme médiators. Brian May a plein de pognon, il utilise une pièce de monnaie.

Royalties : Mot inévitable et formel qui détermine les droits auxquels les « rockeurs » ont droit, sur chaque morceau composé, publié, joué en public, passé sur la radio. Pour certains, on se trouve face à un chiffre. Pour d’autres, face à une chiquenaude. Ainsi, Leather Mabriel, musicien pas chiche, mais de poids, refuse désormais les royalties. Il demande des royalteas, si possible bio.

Garage : Style de « rock » enregistré en studio 1458 pistes et bidouillé ensuite pour lui donner une coloration spontanée, directe.

Production (Auto) : Rien à voir avec le « garage rock ». Quoique.

Emballant (Pas très) : Désigne un CD de qualité « moyenne ». Dans ce cas, y a plus qu’à l’emballer avec la litière usagée du chat, non ?

Inimitable : Désigne un son créé en 1965 et pompé et repompé et repompé et…

Prendre (une claque) : Légion sont les fans de « rocks » qui tolèrent d’être molestés par leur collection d’albums. On ne compte plus les yeux crevés, les bosses sur le crâne, les coudes cassés. D’ailleurs, on n’a pas envie de compter. Quant à nous, Belgian Doctor, c’est TOUT le « rock » qui nous tape sur le système, raison pour laquelle nous portons un gilet pare albums.

Émouvant : À cinq heures du mat, désigne pour le critique un CD barbant et endormant.

Minimaliste : Attitude à laquelle le « rock » n’arrive pas à se tenir, hélas.

And the Commotions (Lloyd Cole) : Seul « rockeur » à avoir jamais pigé les effets du « rock » sur le fragile organisme humain.

En surnombre (Les guitares sont) : Perle trouvée écrite dans un magazine. Il suffisait d’écrire : « c’est du rock ».

2008, Autour du livre.

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Les illustrations de Doc Reggae

Bruno Blum a.k.a. Doc Reggae est est musicien, chanteur, parolier, producteur, dessinateur et auteur de nombreux livres sur la musique (Le Reggae, Le Ragga, Le Punk). Il a notamment été journaliste et illustrateur pour le magazine Best.

Vous pouvez découvrir son travail à 360° toujours au service de la musique sur son site www.docreggae.fr.

L'humour de ses dessins collant parfaitement avec celui du Belgian Doctor, il eut été dommage que ces deux là ne se rencontrassent pas sur le papier... de cet abécédaire.

Voici quelques illustrations tirées de L'Abécédaire de rien :

 


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192 pages - paru le 25 juin 2007

12                      ISBN: 978-2916560-083

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Revue de presse
de "L'Abécédaire de rien"

 
    Xroads

Xroads
  (novembre 2007)

Ah, Pascal Samain... Vous ne pouvez pas savoir comme je suis content (et même fier, si si), de l'avoir comme valeur ajoutée dans votre journal. Même si... Même s'il est majoritairement incompris. Si on compte son génie à son nombre d'ennemis, et bien du génie, il en a à revendre le Belgian Doctor ! ... Je n'ai pas grande chose à dire sur ce bouquin, en fait : vous connaissez la rubrique, on vous en livre une bonne tranche tous les mois. Sauf que là, comme par magie, vous avez la totale d'un coup d'un seul. Trop pratique. Par exemple, vous pourrez voir la très belle photo de mézigue prise par Pascal himself lors d'une impromptue "réunion de rédaction" à deux (et plein de bouteilles, le Belge est une espèce qui se dessèche très vite au soleil ; étant partiellement Belge, je sais de quoi je parle)... Surtout, le livre est illustré par Bruno Blum (je l'aime bien, moi, son volatile), postfacé (mais au début) par un autre Belge illustre, Gilles Verlant (même s'il ne s'est pas trop décarcassé, le Gilles, là, je trouve) et préfacé (à la fin) par un autre Crossroadien, Hugues Barrière, par ailleurs éditeur de la chose. Bref, tout est sens dessus dessous ici. Normal, ce bon vieux Docteur Pascal, à force de secouer le cocotier de ce machin de monde du "rock", a fini par nous mettre la tête (et le reste) à l'envers. Hautement conseillé, par conséquent, à ceux qui n'ont pas peur de prendre de l'altitude !

Christophe Goffette

Visitez le blog de Jean-Yves Sécheresse !
(7 octobre 2007)


>>> visitez le blog de Jean-Yves Sécheresse <<<

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(21 août 2007)


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Le rock revu et corrigé
par Pascal Samain

Un bouquin décalé d’un auteur qui l’est tout autant

« L’Abécédaire de rien », est un anti-dictionnaire surprenant. Le montois passe au crible, à sa façon, le vocabulaire du rock. Ca vaut le coup d’œil.

Le livre est rempli d’anecdotes et de pointes d’humour dont seul Pascal Samain a le secret. Sa plume manie la dérision avec un doigté que certains lui envient. En un mois, il est parvenu à réaliser un bouquin tout à fait original dans le monde du rock. Il n’en fait pas l’éloge comme on pourrait le croire mais s’amuse plutôt à le percevoir autrement. Souvent de façon incisive et loufoque. Dans ce livre, l’écrivain iconoclaste montois prend un malin plaisir à définir au second degré les termes, les noms communs ou propres du langage musical. Ce style, il le travaille régulièrement pour le magazine spécialisé Crossroads. Chaque mois, sa chronique sort du lot. « C’est de là, dit-il, qu’on a eu l’idée de faire un bouquin. L’éditeur m’a mis au défi de le réaliser en un temps record. Je suis content du résultat. » On aime la griffe de Pascal ou on ne l’aime pas. Le Belgian Doctor comme on le surnomme adroitement dans la revue est un adepte du ressenti, des émotions. « Quand j’écoute un disque, il doit me dire quelque chose, me parler. Il faut aussi que je sente une recherche de la part du groupe et des musiciens.» Si pas, il le dit ou l’écrit âprement.

Un livre inédit, surprenant, parfois dérangeant

« L’Abécédaire de rien de ce §#ç&%$ de monde du rock », il n’y pas d’erreur dans le titre, est sorti le 27 juin. Il est disponible un peu partout. Hugues Barrière, directeur des Cahiers du Rock, collection (habituellement) sérieuse et Gilles Verlant, journaliste belge, y signent sympathiquement préface et postface. Ce livre, on peut l’ouvrir à n’importe quelle page, on y trouvera son plaisir. Quelques illustrations choisies de Bruno Blum et des définitions piquantes le composent. Le mot bière est pour l’auteur synonyme de fan de rock. A festival, on peut lire qu’il n’y a rien à voir, que les spectateurs ne veulent rien voir et qu’ils sont là pour boire, dormir et baiser. Le ton est donné. Il faut un peu s’y connaître pour rigoler de certains jeux de mots ou de non-dits mais sinon, l’anti-dico est plutôt abordable par tout un chacun. Marrant, mordant et volontairement caustique, Pascal Samain signe un ouvrage étonnant.

Un écrivain peu commun

Pascal, 48 ans, borain d’origine, est tombé dans ce milieu musical par hasard. Il n’aurait jamais cru un jour devenir critique de rock. Il écoutait, bien sûr, dans sa jeunesse les tubes de Led Zeppelin mais n’a par exemple jamais joué d’instrument. Par contre, l’écriture, ça le connaît. Il a notamment collaboré pour Le Soir Magazine dans une rubrique décalée de l’actualité. Et puis, on lui doit des ouvrages. En 1990, chez Julliard, « Les trous de la rue Lartoil », en 2001 aux Editions du Cerisier, « L’indicateur des chemins de fer » et deux ans plus tard, « Des filles invincibles ». Les histoires sont en grande partie personnelles, agrémentées d’un peu de fiction pour ficeler le tout. « Ces bouquins m’ont demandé un gros travail et son rarement descendus par la critique mais malheureusement il n’ont pas vraiment été soutenus. Du coup, l’audience n’est pas toujours au rendez-vous.» Déçu par le milieu de l’édition « qui ne marche qu’au pognon », le papa de Noé, 14 ans, décide de publier gratuitement un autre livre « Rejoindre Yves » uniquement sur internet. « J’attends de voir ce que cela peut donner. Un jour, il sortira peut-être sur papier. Mais, aujourd’hui, il faut les moyens financiers derrière. » Peu importe, Samain prend son pied. Quand il n’exerce pas ses fonctions d’éducateur à Frameries, il écrit et ceux qui veulent le lire savent ce qu’ils doivent faire. Acheter des magazines de rock ou consulter son remarquable site internet. On y trouve des articles sur ses ouvrages, des textes inédits, sa collection de mangas, toutes ses chroniques rock et ses préférences littéraires. De quoi mieux cerner encore ce personnage attachant.

Charles Sperlich
La Province
15 juillet 2007


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(juillet 2007)

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(juillet 2007)

Le Belgian Doctor a.k.a. Pascal Samain - "L’Abécédaire de rien" (Autour du Livre)

La collection Les Cahiers du Rock chercherait-elle à casser sa toute jeune image de "Que sais-je ?" du rock ? En publiant ce livre, Hugues Barrière prouve qu’il n’y en pas que pour les livres érudits chez lui : place à une bonne dose d’humour et de mauvaise foi avec ce livre qui devrait pimenter les fins d’apéros-blind test histoire de maintenir l’ambiance. Il y a dans ces pages pas mal de définitions à lire à voix haute pour faire rire les potes. Sinon c’est Monopoly, Trivial Pursuit ou poker.

Jean-Marc Grosdemouge

"L’Abécédaire de rien de ce §#ç&%$ de monde du rock", 190 pages, 12 euros.

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Un peu (plus)
d'humour belge sur le rock

Nous vous invitons à découvrir ce petit clip hilarant, tiré du blog de la séquence "La Story" de Nostalgie Belgique, par le journaliste Brice Depasse.