Cahier n°10
Bubblegum & Sunshine Pop

La confiserie magique

par Jean-Emmanuel Deluxe
illustration de Bart Johnson

préface de Bertrand Burgalat

Présentation - Le Mot de l'Auteur - Sommaire du livre

Les interviews exclusives de "Bubblegum & Sunshine Pop"

Le tirage "collector" de Bubblegum & Sunshine Pop

Lire un extrait - Commander - Revue de presse

Livre d'Or

Bubblegum pop ? Sunshine pop ? Mais qu’est-ce donc que ces étrangetés-là ? De la pop, et de la meilleure, mais encore ? Côté Bubblegum, ce sont des mélodies accrocheuses, du bonbon sonore, des paroles joyeuses et naïves : Banana Split de Lio, Yummy Yummy Yummy des Ohio Express, Toxic de Britney Spears… Côté Sunshine, ce sont des harmonies vocales élégiaques, des arrangements suaves mêlés au rythme entraînant du rock : Barbara Ann des Beach Boys (ou même ses versions françaises, qui vous sont peut-être plus familières, Marylène des Martin Circus, ou la publicité pour Babybel, vous savez, Ba-ba-ba… Ba-ba-bybel…), ou encore le Runaway de Del Shannon, que vous connaissez peut-être mieux par la reprise de Dave, Vanina (-ah -ah -ah). En réalité, il semble bien que vous ayez déjà savouré de la bubblegum pop et de la sunshine pop sans même le savoir ! Ces deux genres distincts mais qui souvent se rejoignent font « snap, crackle and pops » dans les têtes, une vraie fête pour les conduits auditifs. Et en ces temps de morosité ambiante, voilà qui redonne du baume au cœur. L’histoire des musiques actuelles amplifiées (comme les nommerait un agent d’État) doit beaucoup plus que l’on veut bien l’admettre à ces musiques que l’on décrit comme étant légères. Le moment est donc venu de procéder à une réévaluation critique de ces genres bien trop méconnus. Alors, faisons un rêve : vous êtes sur la plage d’un été sans fin, où, à mesure que le soleil nocturne darde ses derniers rayons orangés, vous faites griller des marshmallows. Vous êtes encore sous le coup du flash en forme de Banana Split récemment reçu lors d’un de ces extatiques concerts des Flaming Lips. Vous songez tout éveillé à cet Hawaii promis par une pochette de disque des High Llamas de Sean O’Hagan… Ouvrez maintenant les yeux et ne perdez plus un instant. Installez-vous dans votre meilleur fauteuil en savourant votre soda préféré, ce livre va vous guider vers des contrées magiques et insoupçonnées. Le paradis était là, à portée de la main, et vous ne le saviez pas…

Jean-Emmanuel Deluxe est journaliste, performer et activiste es pop culture. Il collabore notamment à Standard Magazine, gonzai.com et France 2 ainsi qu’à Nude Magazine (Angleterre) et Roctober (États-Unis). Producteur, il dirige le label multimédia Martyrs of pop (musique et cinéma) et prépare de nouveaux albums avec quelques artistes très sunshine dont Sean O’Hagan des High Llamas.


240 pages - paru le 17 mars 2008

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Le Mot de l'Auteur


Aloha!

J'ai été, dans ma jeunesse, influencé par deux Jean-Pierre. Jean-Pierre Dionnet (les enfants du rock, Métal hurlant, cinéma de quartier) et Jean-Pierre Turmel (Sordide Sentimental) toujours prompts à partager leurs découvertes et leur érudition.
Voilà comment naît une vocation. Avec "Bubblegum & sunshine pop" j'ai voulu à mon tour prendre mon bâton de pèlerin et vous donner envie d'être curieux. Un philosophe moustachu appelait ça le "gai savoir".
Des Jackson Five à Britney Spears en passant par les Archies, les Association, les Beach Boys, Lio et Allegra j'ai voulu vous inviter dans les coulisses des fabriques à tubes qui font splash.
Manifeste esthétique avec toute la subjectivité assumée que cela comporte, analyse ludique des rouages de l'industrie du disque et plaisirs plus ou moins coupables, on rencontre tout cela dans "Bubblegum & sunshine pop : la confiserie magique".
Je vous ai mitonné un ouvrage destiné aussi bien aux novices qu'aux érudits pop avec un délicieux goût de bonbon. Â lire dans son salon transformé en plage californienne, un peu de sable, une chemise hawaïenne, un spot et le tour est joué.

Jean-Emmanuel Deluxe

www.myspace.com/jeanemmanueldeluxe
www.martyrsofpop.com
www.myspace.com/martyrsofpop

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Revue de presse
de "Bubblegum & Sunshine Pop"

  
   
  
    
   


(décembre 2008)



(août 2008)


 


(16 juillet 2008)


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(Juillet-août 2008)


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(Juillet-août 2008)


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   (Juillet 2008)

STANDARD - EXPORTS
Un livre Bubblegum & Sunshine Pop : la confiserie magique (Les Cahiers du rock)
Inspiré du livre-référence Bubblegum is the Naked Truth de l'américaine Kim Cooper, l'ouvrage, agrémenté d'entretiens clés et d'une préface de Bertrand Burgalat, couvre les origines de musiques sucrées aux formations souvent montées de toutes pièces à l'intention d'un public pré-adolescent amusé par des paroles à double sens. Des premiers Strangeloves à Britney Spears, Stereolab ou Fugu, Deluxe caramélise le néophyte. Bémol : où sont passés les Rubettes et leur Sugar Baby Love ?
Cahiersdurock.com

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   (Juin 2008)

BUBBLEGUM & SUNSHINE POP
Jean-Emmanuel Deluxe
LES CAHIERS DU ROCK

Il est fort possible que la plume alerte et trempée dans le gai savoir de Jean-Emmanuel Deluxe sévisse bientôt dans ces colonnes. En attendant, plongez-vous dans la lecture de ce distributeur-livre de bombecs soniques qui vous en apprendra de belles sur la façon dont on fabriquait des tubes au parfum de fraise Haribo qui faisaient "pop !" et "wizzz !" dans les sixties. Interviews, analyses, discographie : ici, l'on aime aimer, comme dans Muziq.
FG

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C’est deux petits précis de Pop culture que notre estimé collègue Jean Emmanuel Deluxe sort ces jours ci. Tout d’abord un livre publié aux Cahiers du rock où nous est contée l’histoire de la Sunshine pop, et plus particulièrement celle de la musique Bubblegum. Jusque ici tout va bien. Tout s’emballe lorsque, à la manière d’un récit moyenâgeux, l’épopée du roi Arthur/Brian Wilson débute, que ses chevaliers ont été remplacés par autant de compositeurs de génie, tous tributaires du Brill Building comme d’un impôt sur la fortune des méninges. Un royaume où le Saint Graal serait remplacé par une entrée dans le top 50 américain, le tout enrobé par une excellente préface de Bertrand Burgalat : le plus Pop des producteurs francais. Le plus immaculé des chevaliers de la table Pop. Au détour des pages, j’entrevois Jean-Emmanuel Deluxe tel un évangéliste pop, rêvant d’un monde où les dessins animés de TF1 sont tous produits par Anna Barbera, où les parrains de la Star Academy sont tous des “garçons de plage”. Un monde où la pop culture est reine. Où même la contre-culture serait mainstream. Ce livre est donc une petite friandise pour l’esprit, mais un gros pas pour l’humanité des hommes en chemises à fleurs. Encyclopédique, souvent drôle, parfois naïf… [...] Dans ses écrits, ses exhortations burlesques, Deluxe offre son monde, ses névroses, son univers irréel mêlant geek-culture et pop-fiction [...] La pop, c’est autant une histoire de marshmallows que de naïveté. Les deux œuvres de Deluxe le retranscrivent parfaitement, sans condescendance, et souvent avec humour.

Charles Von Strychnine

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émission du dimanche 4 mai 2008 : écouter l'extrait

émission du dimanche 11 mai 2008 : écouter l'extrait

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Jean-Emmanuel Deluxe "Bubblegum & Sunshine Pop"
(Les Cahiers du Rock)

On n’a pas toujours dit du bien des productions de Jean-Emmanuel Deluxe. Si on lui doit des découvertes musicales extraordinaires (Pete Aves, Witch Hazel Sound), sa compilation-hommage à Melville nous a interloqués... tout comme le fait de voir son nom au générique du dernier Tarantino, rapport à April March, dont le "Chick habit" (reprise de "laisse tomber les filles") est dans la B.O. Alors respect. Et respect encore pour avoir signé ce livre sur un sujet qui peut paraître pointu (on verra par la suite que ce n’est pas si vrai). Un que peu de gens auraient été capables d’entreprendre et d’achever. Car Deluxe est un passionné un vrai, qui collectionne les références discographiques, rencontre les acteurs de l’histoire musicale (en témoignent ses interviews) et connait son sujet sur le bout des doigts. Comme le Monsieur Jourdain inventé par Molière faisait de la prose sans le savoir, vous, moi, tous nous écoutons de la "bubblegum" sans le savoir. Qu’est-ce donc que cela ? D’abord, ce n’est pas un genre. Même s’il passe les premiers chapitre du livre à en décrire les contours (flous, mais c’est cela qui est intéressant) et l’histoire, bien qu’il essaie de synthétiser sa pensée en phrases lyriques autant que géniales ("la bubblegum est un trip aux accents pop qui exhale des vapeurs psychédéliques "sergent pepperesques", tout en prenant soin de ne pas tomber dans l’excès de complexité de l’art rock"), Jean-Emmanuel Deluxe prouve page après page que la "confiserie magique" est une étiquette qu’on peut coller sur des choses très diverses. Et qui est le plus souvent l’oeuvre des "moguls", ces producteurs qui créent de toutes pièces des hits en s’entourant d’une écurie de chanteurs et d’auteurs compositeurs. La France aussi -cocorico- a sa production bubblegum, comme en témoignait par exemple la compilation "Wizzz" ou les perles underground de l’époque yéyé des "Femmes de Paris". Qui, à part Les Cahiers du Rock, serait prêt à prendre un tel "risque" éditorial ?

***

Jean-Marc Grosdemouge

lundi 21 avril 2008

"Bubblegum & Sunshine Pop. La confiserie magique", préface de Bertrand Burgalat, 233 pages, 15 euros.

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(22 mars 2008)

Bubblegum et Sunshine Pop par Jean-Emmanuel Deluxe
La confiserie magique (Les Cahiers du Rock – 10)
Préface de Bertrand Burgalat

Le livre de Jean-Emmanuel Deluxe se lit comme un récit d’exploration en «Terra Incognita», ou mieux au Pays de Cocagne, ou tout est abondance, les maisons en massepain et toits de tartes, les rivières de miel… Les tribus et les personnages rencontrés y sont pittoresques et terriblement exotiques.

Alors que j’avouais sans trop de problème tout l’intérêt que je portais à la pornographie, j’ai longtemps gardé secrets certains de mes penchants pour des musiques douceâtres, trop arrangées, pour des styles pop qui sont aux rock ce que le chapon est au coq. Le Rock rebelle (musique de mauvais goût s’il en est pourtant) épris de liberté édifia bien vite de nouvelles prisons ou le mépris tenait lieu de barbelés pour y enfermer tous ceux suspectés de déviance kitsch… Ayant une longue habitude de la mise à l’index je résistais sans trop de mal, franchissant toutes les étapes de la déchéance : rejeté parce que préférant le rock au musette, puis parce choisissant Vince Taylor plutôt qu’ Elvis (la copie par rapport à l’original), regardé avec inquiétude lorsque j’encensais Screaming Lord Sutch ou bien Hector, engendrant le mépris lorsque je recherchais les LP des Silver Apples. Chez mon disquaire préféré, on me mettait de coté tout ce qui était considéré comme de mauvais goût et invendable… C’était bien pratique pour se constituer une discothèque intéressante… et accessoirement ça évitait toute contamination.

Assumer la Bubblegum Music était beaucoup plus difficile, car lui était apposée l’accusation suprême : musique BASSEMENT commerciale (parce que bien sur les Stones, Grateful Dead ou le Jefferson Airplane ça ne l’était pas). Je faisais donc profil bas (nulle envie d’être lapidé en place publique, ou traduit devant un tribunal du peuple) mais continuais à amasser tout ce qui m’intéressait, et entre autres ces disques sirupeux, délicieusement débiles et si excitants. Mais rassurez vous cette clandestinité n’était nullement pénible, je savais qu’un jour le temps m’accorderait une revanche.

En fait plutôt qu’au chewing gum, j’ai toujours plutôt associé cette musique à une friandise étrange des années 50/60 qu’on appelait « aspire frais » et qui je crois n’existe plus. Imaginez un bonbon sous forme de poudre très acidulée (et au parfum on ne peut plus synthétique) enfermée dans une capsule de pain cacheté (de l’hostie). Pour consommer on plantait dedans une petite paille de plastique fluo et l’on aspirait… D’autres préférait mâcher directement la capsule… Certains jour je mettais la poudre dans un verre d’eau (j’étais déjà passionné de chimie). On s’étonnera qu’après certains (dont je ne suis pas) soient passés directement aux rails de coke !

Vous ne saurez rien de plus sur ce livre. Achetez le et lisez le !

Et quand vous l’aurez terminé, soyez persuadé que des pans entiers du rock et de la pop restent encore cachés, ignorés du grand public, enterrés par ceux-là même qui auraient dû vous en informer. Faisons le vœu que d’autres francs-tireurs courageux à l’instar de Jean-Emmanuel Deluxe poursuivent ce travail d’exhumation et de réhabilitation.

Jean-Pierre Turmel

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Bubblegum & Sunshine Pop

Il y avait déjà eu plusieurs livres parus en anglais sur le sujet, et "Bubblegum & sunshine Pop - La confiserie magique" est le premier en français qui soit aussi complet. C'est une explication, en long et en large de la naissance du genre musical, son évolution, ses influences, qui nous permettent une certaine familiarisation avec le sujet. Pour les néophytes, l'historique leur permettra de suivre la lecture sans se noyer dans les références et pour les nerds, les anecdoctes et histoires méconnues dans le domaine ne manquent pas.
En plus d'une présentation claire et étoffée d'images d'affiches ou pochettes de disques, le contenu est bien réparti, découpé de manière logique en paragraphes, accompagnés d'interviews (Artie Wayne, Joey Levine, Van Dyke Parks... 18 interviews en tout).

Le bubblegum et la sunshine sont marqués par des groupes comme les Ohio Express et leur titre Yummy yummy yummy en 1968, bien que d'importants antécédents definissent les grandes lignes du genre. Notamment avec les Beach Boys (Pet sounds), Four Freshmen, 1910 Fruitgum Company etc marqueront les prémices de la musique "marshmallow". L'apogée du mouvement sera dans les sixties, et la "confiserie magique" sera présente dans la bd, l'animation collant point par point au style musical qui s'adresse aux moins de 15 ans. Les producteurs, par exemple, de Hanna Barbera sont également les producteurs des Archies, ou bien encore on retrouve la bubblegum avec les Royal Guardsmen dans Snoopy. Une floppée d'autres exemples sont donnés dans le livre.
"La Bubblegum Pop, ce sont des mélodies accrocheuses, du bonbon sonore, des paroles joyeuses et naïves. La Sunshine Pop, ce sont des harmonies vocales élégiaques, des arrangements suaves mêlés au rythme entrainant du rock" nous dit Jean-Emmanuel Deluxe dans son livre, dont la lecture est un réel plaisir, un délice sucré d'histoires croustillantes sur Brian Wilson, les Association, les Beatles, les Rolling-Stones...
Le seul Bémol que j'émets, c'est que je ne suis pas d'accord pour coller Britney Spears dans la BubbleGum. D'autres auteurs se permettent aussi ce quiproquo. Serait-ce parce qu'il y a deux philosophies, deux écoles différentes comme pour le Krav-Maga? Car si c'est le cas et que j'admets que Spears est "classable" dans la bubblegum pop alors, ok, mais Annie Cordy fait du death metal et Milli Vanilli du folklore autrichien?
Hormis ce détail, le livre, tout comme sa préface signée Bertrand Burgalat est excellent de références et de connaissances.

Marie-Agnès

http://kingem.blogspot.com/2008/03/bubblegum-pop.html


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Sommaire de
"Bubblegum & Sunshine Pop"

 

« Bubblegum » par Bart Johnson
Introduction

1. D’où viens-tu bubblegum ?
2. Tu es le soleil de ma vie (ou les ravages du yellow sunshine)
3. Les premières bulles
4. Les premiers rayons de soleil
5. Sixties bubbles
6. Sixties sunshine
7. Seventies bubbles & sunshine
8. Eighties bubbles
9. Une musique de producteurs & de songwriters : les grands acteurs et les grands labels de bubblegum
10. La sunshine pop & la bubblegum au cinéma et à la télévision
11. La sunshine pop & la bubblegum en France
12. Les enfants de la sunshine pop et de la bubblegum

Annexes (bibliographie, discographie et sites internet)
Remerciements
Sommaire

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Les interviews exclusives de
"Bubblegum & Sunshine Pop"

Pour Bubblegum & Sunshine Pop,
J.E. Deluxe a réalisé pas moins de 18 interviews exclusives, avec :

Steve Dworkin
Artie Wayne
Joey Levine
Floyd Marcus
Sandy Salisbury
Domenic Priore
Tony Asher
Van Dyke Parks
Billy Hinsche
Mike Alway
John Carter
Tony Rivers
Margo Guryan
Andrew Paley
Don Charles
Jacques Duvall
Sean O’Hagan
Kevin Coral

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Lire un extrait
de "Bubblegum & Sunshine Pop"

 

Introduction - La confiserie magique

 

       Paris, 1969 : après une nuit chaste passée à l’hôtel Hilton, Jane Birkin glisse un 45 tours de Yummy, Yummy, Yummy (I’ve got love in my tummy), énorme tube de l’époque, entre les doigts de pied d’un Serge Gainsbourg endormi : la première fois que j’ai entendu cette anecdote, ce n’est pas tellement la référence à Gainsbourg qui m’a ému, ni que le « Miam Miam » du titre puisse suggérer quelque activité gourmande : non, le simple fait que Jane Birkin cite un titre d’Ohio Express, groupe ô combien symbolique de la bubblegum music, dans une émission de télé française, a largement suffi à mon bonheur. Pourtant, alors que des titres de bubblegum pop ont été largement diffusés dans nos contrées par le passé, c’est comme si aujourd’hui personne, paradoxalement, n’en avait jamais entendu parler. Il semble qu’il en aille de même en matière de sunshine pop. Alors ? Faut-il désespérer ? Renoncer à partager ces subtiles gourmandises ? Pas de panique, il s’agit juste d’un problème sémantique. Ainsi, quand l’on parle de hip-hop, de glam rock, de hard rock, d’indie rock... la majorité des amateurs français de musique semble savoir de quoi il retourne. Pourquoi donc n’en serait-il pas de même pour le sujet de cet ouvrage ?

       En réalité, il semble bien, chers lecteurs, que vous savouriez de la bubblegum pop et de la sunshine pop sans même le savoir !

       Ainsi, si vous avez, au hasard, déjà siffloté Barbara Ann des Beach Boys (même la version des Martin Circus ou de la publicité pour Babybel), écouté les « Vanina -ah -ah –ah » de Dave en ignorant tout du Runaway de Del Shannon, chanté à gorge déployée Yummy Yummy Yummy, Sugar Sugar, Children of the Revolution (T.Rex), ou bien California Dreamin’ (The Mamas and The Papas) - ou même son adaptation en français par Richard Anthony… Si vous avez fantasmé sur les dessins animés de Hanna et Barbera en rêvant de rencontrer Scoubidou ou les Harlem Globe Trotters, adoré Toxic de Britney Spears et les frères Hanson en cachette de vos amis bobos fans de Björk, et même, infamie !, rêvé des Suédois d’Abba ou bien encore accroché un poster de Suzy Quatro ou de Kiss dans votre chambrette… Si vous ne pouvez vous empêcher de danser à l’écoute des premières mesures du Banana Split de Lio… j’ai bien peur que ce livre ait été spécialement conçu pour vous ! Plus récemment, vous vous êtes mêmes aperçus, gênés, que les Pussycat Dolls étaient plus sexy que les barbus à la mode d’Herman Düne : pas d’inquiétude, les pages qui suivent sont là pour vous décomplexer.

       Dans les années soixante et soixante-dix, hélas, le grand public préférait les V.F. des yéyés et chanteurs de variétés aux titres originaux. Beaucoup pensent encore par exemple que Si J’avais un Marteau est un original de Claude François alors qu’il s’agit (là aussi) d’une reprise, en l’occurrence de Pete Seeger, l’un des pères spirituels du folk américain proto alter mondialiste, avec Woody Guthrie et Bob Dylan. Mais aujourd’hui, au vingt-et-unième siècle, le public francophone est plus libre de ses choix que jamais et son univers s’est largement ouvert au-delà des frontières hexagonales. Il n’y a donc jamais eu moment plus propice à une réévaluation critique.

       Alors, faisons un rêve : vous êtes sur la plage d’un été sans fin, où, à mesure que le soleil nocturne darde ses derniers rayons orangés, vous faites griller des marshmallows. Vous êtes encore sous le coup du flash en forme de Banana Split récemment reçu lors d’un de ces extatiques concerts des Flaming Lips. Vous songez tout éveillé à cet Hawaii promis par une pochette de disque des High Llamas de Sean O’ Hagan… Ouvrez maintenant les yeux et ne perdez plus un instant : bienvenue, ma maison est la vôtre.

       Vous savez être un esprit libre pour qui la notion de « crédibilité » rock, pop, techno, hip hop (ou tout ce que vous voudrez,) passe après celle, plus pragmatique et ô combien satisfaisante, de plaisir : là aussi, ces pages vous attendent.

       L’histoire des musiques actuelles amplifiées (comme les nommerait un agent d’État) doit beaucoup plus que l’on veut bien l’admettre à ces musiques que l’on décrit comme étant légères. Je souhaite ici que ma modeste contribution vous donne l’envie d’en savoir plus.

       La bubblegum pop, ce sont des mélodies accrocheuses, du bonbon sonore, des paroles joyeuses et naïves. La sunshine pop, ce sont des harmonies vocales élégiaques, des arrangements suaves mêlés au rythme entraînant du rock. Ces deux genres distincts, mais qui souvent se rejoignent font « snap, crackle and pops » dans les têtes, une vraie fête pour les conduits auditifs. En ces temps de morosité ambiante, voilà qui redonne du baume au cœur.

       Installez-vous donc dans votre meilleur fauteuil en savourant votre boisson préférée, je vais vous guider vers des contrées magiques et insoupçonnées. Le paradis était pourtant là, à portée de la main, et vous ne le saviez pas ?
Bienvenue !


© 2008, Autour du livre.

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Tirage "collector"
de "Bubblegum & Sunshine Pop"

Vous pouvez commander un des 100 exemplaires du tirage "collector", c'est à dire un exemplaire en tirage limité (100 ex.), numéroté, personnalisé (à votre nom), signé par l'auteur et accompagné d'un ex-libris offert.

L'ex-libris de "Bubblegum & Sunshine Pop" est un CD contenant 7 morceaux du label él Records (courtesy of Mike Alway, whom we dearly thank), histoire de vous mettre du bubblegum dans les oreilles...

1. WALLPAPER - 3d Stewardess
2. DEATH BY CHOCOLATE - Zap the World
3. LOVELETTER - Barbarella
4. LOVELETTER - Forget that Girl
5. LOVELETTER - We Can Fly
6. DEATH BY CHOCOLATE - Horrible Distorted Dream
7. WALLPAPER - Wallpaper


Une présentation de él Records
(tiré du myspace él)

él est l'un des rares labels de disques vraiment original et important dans l'histoire de la musique populaire. él Records a démarré en 1985, créé par Mike Dream Fancy Dress, King of Luxembourg, Momus, Shock Headed Peters, Vic Godard, Marden Hill, Louis Philippe, Anthony Adverse et beaucoup d'autres. Aujourd'hui, él publie de nouveaux albums du "Sound Of Chartreuse" par les Sixth Form et Continuous Electric Now. Ces albums montrent l'utilisation par Mike Alway du studio comme d'une machine temporelle. Le véritable coeur et la conception contemporaine des rythmes de él sont sur ses albums, qui sont absurdement sous-évalués et absolument géniaux. Les albums publiés par él ont changé la vie de ceux qui ont été touchés par eux et ont transcendé la musique populaire pour toucher le design et la mode, et les attitudes culturelles d'une génération. él est plus importante maintenant qu'elle ne l'a jamais été, à la fois avec ses rééditions d'artistes tels que Ennio Morricone, Nino Rota, Denny Doherty, The King's Singers, Les Baxter, Elizabeth Taylor & John Barry, Rita Lee, Simon Turner, Stu Phillips et beaucoup, beaucoup d'autres de même qu'avec les albums du "Sound of Chartreuse".

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Pet Sounds
+
Bubblegum &
Sunshine pop

PACK "POP" (disponible, 22 €)

240 pages - paru le 17 mars 2008

15                       EAN: 978-2916560-113

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