Cahier n°4

Rock & Religion

Dieu(x) et la musique du diable

par Fabien Hein
illustration de Charles Berberian

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De tous temps, les hommes ont eu tendance à mythifier, sacraliser et déifier, vénérant idoles de pierre et dieux de l’esprit. Aujourd’hui, de nouvelles divinités émergent parmi les stars bien terrestres du sport, du cinéma et… du rock. Qu’ils aspirent à la pureté du Paradis ou côtoient les forces de l’Enfer, les dieux du rock n’ont cessé d’emprunter préceptes, images, vocabulaire, comportements et pratiques à une religion, qui, jusque là, avait toujours fait bon ménage avec la musique. Scènes rock et religieuses possèdent chacune leurs apôtres, fidèles et autres disciples, toujours prompts à les célébrer par des cultes comparables en de nombreux points. Ensemble, ils composent un puissant vecteur de propagation de la foi. Mais quelle foi ? Le rock est-il une religion ? Face à un clergé défendant son pré carré, tantôt hostile, tantôt favorable – s’accommodant même d’un « rock chrétien » en plein essor – le rock compose avec de multiples croyances : judaïsme, islam, hindouisme, satanisme... Comment le rock profane a-t-il pu ainsi pénétrer le royaume sacré des Dieux ? Au prix de quelles tensions ? Pour quels résultats ? Rock & Religion y répond en faisant le point sur les rapports étroits progressivement tissés entre culture rock et cultes religieux, entre Dieu(x) et la « musique du Diable ».

Fabien Hein est docteur en sociologie, amateur de rock et athée. Trois bonnes raisons d’entreprendre une observation rationnelle des liens entre rock et religion. Auteur de Hard Rock, Heavy Metal, Metal - Histoire, Cultures et Pratiquants (2003) et Le Monde du Rock, Ethnographie du réel (2006), il écrit par ailleurs dans Noise Magazine.

 

160 pages - Paru le 1er septembre 2006

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Le Mot de l'auteur

"Bien qu’il soit délicat d’en parler en des termes généraux, le rock et la religion ont beaucoup de points communs. Par exemple, tous deux se conjuguent au pluriel, renvoient au sacré, procurent des émotions, etc. L’idée que l’on puisse adorer Jésus ou Elvis – parfois les deux à la fois – a quelque chose de troublant. D’autant que si on pose la question du pourquoi on adore, on obtient habituellement de vagues réponses qui confinent au mystérieux, à l’indicible et à l’insaisissable. On le sait, pour beaucoup de nos contemporains, croire en une réalité supérieure donne sens à l’ordre du monde. Me concernant, j’ai tendance à penser que les hommes fabulent pour éviter de regarder la réalité en face. Au-delà de cet aspect philosophique, j’ai surtout voulu poser la question du comment. J’ai cherché à explorer les mécanismes de ces phénomènes de masse. Car s’ils ont incontestablement des points communs, il faut aussi considérer qu’ils s’interpénètrent. On trouve du rock dans le religieux et du religieux dans le rock. Et pas seulement quelques traces ! Les liens sont souvent très marqués. Le rock peut servir une religion lorsqu’il la loue ou la chante. Le rock chrétien en est une bonne illustration. À l’inverse, la religion peut servir le rock qui cherche à en dénoncer les méfaits. C’est cette instrumentalisation thématique que l’on trouve à l’œuvre dans le rock d’inspiration satanique ou païenne qui, dans le même temps, cherche fréquemment à valoriser ses propres convictions religieuses dans l’espoir de pouvoir les substituer aux croyances religieuses dominantes. Et puis, il ne faudrait surtout pas mésestimer l’idée que le rock et la religion sont tous deux de très juteux marchés économiques... Bref, ce sont tous ces rapports complexes que j’ai souhaité mettre à jour pour tenter d’aller au-delà des poncifs habituels selon lesquels rock et religion sont viscéralement incompatibles ou à l’inverse, que le rock est une religion. C’est loin d’être aussi simple."

Fabien Hein


Sommaire de "Rock & Religion"

 

"Saint Elvis et Bob Dylan" par Charles Berberian

Avant-propos
Introduction
Genèse

Chapitre I : Les Divinités

Verset 1 - Divinités célestes
Verset 2 - Divinités infernales
Verset 3 - Cultes, célébrations et pélerinages

Chapitre II : Les Missionnaires

Verset 4 - Prophètes et apôtres
Verset 5 - Convertis
Verset 6 - Disciples

Chapitre III : Les Gardiens du Temple

Verset 7 - Clergé et clercs
Verset 8 - Rock chrétien
Verset 9 - Religions du livre
Verset 10 - Autres religions
verset 11 - Antagonismes et convergences

Conclusion
Références Bibliographiques
références discographiques


Lire un extrait de "Rock & Religion"

 

Genèse

     Le rock trouve son origine dans le blues, né dans le sud des États-Unis, dont l’influence a été déterminante pour un grand nombre de précurseurs du rock. Des bluesmen tels que Blind Lemon Jefferson, Skip James, Big Joe Williams, Tommy Mac Clennan, Leadbelly, Bukka White, Howlin’ Wolf, Muddy Waters, John Lee Hooker, B.B. King, Albert King et surtout Robert Johnson, ont très profondément marqué des artistes rock aussi influents qu’Elvis Presley, Chuck Berry, Bob Dylan, Jimi Hendrix, Eric Clapton, les Kinks, les Beatles, les Rolling Stones, les Doors, Led Zeppelin, U2 ou encore plus récemment Kurt Cobain.

     Or, le blues est une musique afro-américaine profane par excellence. Aux yeux de ses détracteurs, il est question de « chants diaboliques » accompagnant la « danse du péché ». Et n’allez pas croire que seuls les Blancs le stigmatisaient de la sorte. Certains Noirs ne l’envisageaient pas différemment. La musicologue Teresa L. Reed rappelle que les premiers Africains arrivés aux États-Unis n’avaient aucunement conscience d’une distinction entre sacré et profane. Ce n’est que progressivement que leurs descendants ont incorporé cette dualité. Par conséquent, les détracteurs du blues se composent de croyants aussi bien Noirs que Blancs. Muddy Waters était, par exemple, effrayé par Robert Johnson (tous deux ont été initiés au blues par Son House) et par le halo satanique qui l’entourait, au point de déclarer sérieusement qu’il le considérait comme un homme dangereux. Ce n’est d’ailleurs pas seulement le blues que certains considéraient comme diabolique, mais également l’instrument qui permettait de le jouer. La guitare elle-même était l’instrument du Malin. Dans son autobiographie, W.C. Handy, que l’on considère comme le père du blues, raconte la réaction de ses parents à la vue de la guitare qu’il venait de s’offrir : « Une guitare ! Un instrument du Diable… Es-tu possédé pour oser ramener cette chose sacrilège dans notre foyer chrétien ? ». Pourtant, c’était oublier que beaucoup de textes blues pouvaient être truffés de références religieuses. Et notamment ceux que certains bluesmen chantaient à la sortie des églises pour gagner leur vie. Seulement, le blues était généralement le fait de musiciens itinérants qui le pratiquaient essentiellement dans des tripots et des bordels. De plus, outre les thématiques dramatiques de la souffrance et de la misère, ces musiciens prenaient la liberté d’aborder des thématiques grivoises à connotations sexuelles. Si bien que les chrétiens, qui de tout temps ont eu un rapport difficile au plaisir en général, n’ont pas tardé à condamner le blues pour son caractère licencieux en le qualifiant de démoniaque.

     Au début du 20ème siècle, dans le sud des États-Unis, et tout particulièrement à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, se répand l’idée qu’il existe alors une méthode permettant d’obtenir à la fois du talent musical et le succès qui en découle. Une méthode reposant sur un mythe construit autour de la figure de Robert Johnson (†1911-1938), que le monde du rock s’est, par ailleurs, entièrement réapproprié. Bien qu’il ait interprété beaucoup de gospels au cours de sa courte mais prolifique carrière, il se trouve que le bluesman du Delta a construit sa réputation en chantant qu’il était un protégé du Diable, ce qui était manifestement plus rentable pour lui. « Me And The Devil Blues » (« Moi et le blues du Diable ») et « Hellhound On My Trail » (« Un chien de l’enfer à mes trousses ») en sont d’excellentes illustrations. Selon la légende, Robert Johnson – disciple du guitariste Ike Zinnerman, qui lui-même prétendait avoir appris le blues en jouant à minuit dans des cimetières – serait devenu un prodige de la guitare après avoir conclu un pacte avec le Diable. Il lui aurait vendu son âme en échange de sa virtuosité. Son fameux titre « Crossroad Blues » en fait le récit. Rien de nouveau sous le soleil pourrait-on lire dans l’Ecclésiaste ! Car Robert Johnson a tout simplement exploité une légende tirée du folklore médiéval allemand selon lequel, l’alchimiste Johann Georg Faust (†env. 1480-1540), aurait en son temps, vendu son âme au Diable (Méphistophélès) en échange de connaissances scientifiques avancées. Le thème faustien a nourri quantité d’œuvres artistiques. Goethe et Oscar Wilde l’ont utilisé en littérature, Berlioz et Beethoven l’ont mis en musique, Murnau et Brian de Palma l’ont scénarisé dans leurs films, etc. Même Homer Simpson a vendu son âme au Diable en échange d’un beignet dans un épisode des Simpsons (après un combat avec le Diable, c’est finalement Marge, l’épouse de Homer qui remportera l’âme de son mari). Ces exemples montrent que les mythes traversent les siècles et se métamorphosent. Et, lorsqu’ils tendent à disparaître à un endroit, ne manquent jamais de resurgir ailleurs. Quoiqu’il en soit, cette légende sera plus tard constitutive de la mythologie rock. Elle bénéficiera notamment du soutien d’un pionnier aussi influent que Jerry Lee Lewis qui clamait haut et fort que le rock’n’roll était « la musique du Diable ». Et comme c’est le cas pour tous les mythes fondateurs, celui-ci se caractérise par un récit mettant en scène une série de personnages extraordinaires.

     À la manière de Robert Johnson et du bluesman Peetie Wheatstraw qui se proclamait « Gendre du Diable » (« The Devil’s Son-In-Law ») ou encore « Grand Sheriff de l’Enfer » (« High Sheriff of Hell »), certains artistes, de même que l’industrie musicale, ont bien compris que le mythe faustien pouvait constituer un argument commercial efficace pour établir une carrière. De même qu’il marque en quelque sorte les premiers rapports du rock avec une divinité, fut-elle profane. Si le rock s’est très largement développé sur la base de ses relations avec les forces obscures, il ne faut pas oublier pour autant ses rapports avec les forces célestes, nettement plus conformes aux croyances religieuses dominantes. Mieux, le rock s’est lui-même imposé en fabriquant ses propres divinités.

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Le tirage de tête

Le tirage de tête est un tirage limité (100 exemplaires), numéroté, dont chaque exemplaire est signé et dédicacé par l'auteur, personnalisé (l'ouvrage vous est attribué nominativement) et accompagné d'un ex-libris (également édité en tirage limité).


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Rock & Religion
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10 €                    ISBN : 978-2916560-038

160 pages - Paru le 1er septembre 2006


Soirée de lancement
22 septembre 2006 à l'Arbre à Lettres
62 rue du Faubourg St Antoine, 75012 Paris


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Revue de Presse

               
       
     
  
 

 

 

                        Lire la chronique
(frenchdataclub - mars 2007)

Cette chronique est aussi parue sur e-zic.com.

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(Soul Bag - n°1386 - mars 2007)

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(Dernières nouvelles d'Alsace - n°136 - déc. 2006 /janv. 2007)

                      
(OpenMag - n°92 - déc. 2006 /janv. 2007)

La collection "Les Cahiers du Rock" se propose d'étudier cette musique déjà cinquantenaire de façon sérieuse et documentée. La preuve avec ce livre écrit par un docteur en sociologie et passionné de musique, qui nous plonge avec brio dans son sujet pourtant ardu.

                       Lire la chronique
(Rock Hard - n°62 - janvier 2007)

Lisez dans Rock Hard de Janvier 2007 le dossier de 4 pages consacré aux rapports entre metal et religion, avec une interview de Fabien Hein.

                             Lire la chronique
(L'Est Républicain - 21 janvier 2007)


(Guitar Part - www.guitar-part.fr - déc. 2006)

Saint Elvis & Co
Rock & Religion, Dieu(x) et la musique du diable

En ces temps de recul des croyances obscures (quoique...), d'aucun se cherche de nouvelles idoles. Et les nouveaux objets de cultes sont tout aussi inaccessibles qu'ils sont réels... Ce sont les stars du sport, de la télé, du cinéma... et du rock bien sûr! Les icônes du rock sont ainsi bien souvent sanctifiés par la masse des fans (atiques) ensorcelés par leurs guitares et leur postures, attentifs au moindre de leur geste et avides des paroles ou des chorus de leurs idoles.

Le rock est il une religion? Et si la réponse est oui, de quelle morale se fait-il le garant? Les rapports sont étroits entre l'aspect profane et le côté mystique du rock et nombreux sont les musiciens qui, à dessein ou non, entretiennent un lien particulier avec les choses sacrées ou la mouvance satanique ou new age.

Fabien Hein, docteur en sociologie, athé, et grand amateur de rock s'est penché sur cette thématique et a tenté de dénouer les fils de ce rapport particulier qu'entretient la « musique du diable » avec les différentes religions. Un livre bien documenté agréable et instructif.

Par Yoan Rega

                       Lire la chronique
(Magic - n°106 - déc. 2006)

            Rock & religion, par Luz
(n°751 - 8 nov. 2006)

             La musique de Satan ?
(n°45 - nov. 2006)

Celui-là, on va bientôt le voir chez Yves calvi en tant que "spécialiste des cultures jeunes". Fabien, Hein, sociologue, s'attaque ici au rapport entre le rock et la religion, dressant un panorama particulièrement exhaustif et édifiant des relations entre deux univers qui, au fil des pages, ne s'avèrent pas si éloignés l'un de l'autre. Souhaitons simplement qu'avec le temps, son écriture se délie un peu de son bagage universitaire.
Manuel Rabasse


                                     Lire la chronique
(Keyboards recording - n°213 - nov. 2006)

 Lire la chronique
(Obsküre / www.obskure.com / Kulture - oct. 2006)

       MUSIQUE DU DIABLE

La rentrée littéraire ne se limite pas aux nouveaux romans en lice pour le Goncourt et le Fémina : cette année, c'est du côté des livres rock que ça se passe ! [...] Fabien Hein, qui est à la fois "docteur en sociologie, amateur de rock et athée", publie Rock & Religion – Dieu(x) et la musique du diable dans la collection Les Cahiers du Rock des éditions Autour Du Livre (en partenariat avec le mensuel Crossroads), une analyse remarquable, en 150 pages, de la vénération / déification dont font l'objet les rock-stars, comme Elvis Presley qui figure naturellement en couverture...
Gilles Verlant

       Annonce dans Info Musique- mardi 3 octobre 2006.

       Ecouter les annonces de Gilles Verlant  23 sept. - 24 sept.

(L'Odyssée du Rock - samedi 23 et dimanche 24 septembre 2006)


(sept. 2006)

Il est possible de s'intéresser au rock sous un angle érudit et sérieux. La preuve avec deux livres de la collection Les Cahiers du Rock : l'un consacré aux rapports entre religion et rock, l'autre consacré au plus célèbre tube de Bruce Springsteen.

Fabien Hein "Rock et religion" (Les Cahiers du Rock)

La rock a cinquante ans, et ce genre qui a révolutionné le XXe siècle a bien des égards est aujourd'hui un fait que l'on peut étudier de manière érudite, sociologique, comme tout fait culturel... Ainsi, on ne saurait trop conseiller la lecture du livre de Fabien Hein sur le rock et la religion, sous-titré "dieu(x) et la musique du diable". On y apprend que la fascination pour les dieux de la musique électrifiée et la religion -et dans un sens plus large la spiritualité, entretiennent des liens étroits. De plus, l'auteur a une formation de sociologue et les références dont il parsème son livre ((Max Weber, Edgar Morin) entre autres), le prouvent. Un livre de haut vol donc, mais qui se lit vite et bien, à la manière d'un "Que-sais-je" qui cerne son sujet de manière rapide et donne envie d'aller plus loin.

JM Grosdemouge

"Rock et religion. Dieu(x) et la musique du diable", 160 pages, 10 euros.

Visitez le webzine M-la-Music

     L'avis de la Fnac :
(sept.2006)

Un bon petit livre sur les rapports entre rock et religion… Le second volume de la collection "Les Cahiers du rock".

Les éditions Autour du livre lancent une stimulante collection de livres sur le rock, "Les Cahiers du rock". Le second volume est signé Fabien Hein, érudit rock en même temps que docteur en sociologie - les fans de rock ne seraient donc pas tous des bêtes… -, qui s'intéresse ici aux liens étroits entre rock et religion, et dieu sait s'ils sont nombreux...

Inutile de relire "Hellfire", la biographie de Nick Tosches consacrée à Jerry Lee Lewis, pour s'en convaincre : le rock est la vraie musique du diable, celle de toutes les damnations, aussi bien celle de l'idole (à tout hasards des jeunes) que celle des pratiquants du culte païen de la star (le public). Alors, comment ça fonctionne, le rock comme religion ? Fabien Hein nous dit tout, manière de révélation : des croyances, un marché, une dose de polythéisme, de syncrétisme religieux et de marketing, et le tour est joué… Bref, le rock, c'est assurément l'Église d'aujourd'hui, l'abstinence en moins. Cool.

Un très bon petit livre, bien documenté, adressé à des lecteurs qui ne sont pas des saints et encore moins des truffes.

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 Jesus is rock'n'roll

Sacred Heart Elvis