Tout le monde vous dira non, par Hubert Mansion

HOUND DOG
L'autobiographie de Leiber & Stoller

par Jerry Leiber, Mike Stoller et David Ritz
traduit de l'américain par Hugues Barrière

Les légendaires auteurs-compositeurs de Hound Dog, Jailhouse Rock ou Stand By Me racontent leur parcours et la genèse de leurs plus grands tubes pour Elvis Presley, Ben E. King, Peggy Lee, les Drifters, les Coasters... Un must.

REVUE DE PRESSE
(19 chroniques)

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Contact presse : Hugues Barrière - contact @ adlivre.com – 06 86 66 27 57

        
                 

  


  25 janvier 2011

  
Voir la chronique de Marie Colmant dans l'Edition Spéciale du 25/01/2011

 

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  Janvier 2011

Gilles Verlant présente Hound Dog, l'autobiographie de Leiber et Stoller dans sa "Scandaleuse Histoire du Rock", que vous pouvez retrouver chaque jour sur France Bleu et sur facebook.

  
 Episode 108 : The Coasters / Yakety Yak (1958) :

 

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  27 au 31 décembre 2010
  La saga de R.K.K. (Rémy Kolpa Kopoul)

 Ecouter la chronique (part 1) :
 Ecouter la chronique (part 2) :
 Ecouter la chronique (part 3) :
 Ecouter la chronique (part 4) :
 Ecouter la chronique (part 5) :



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  Rockoscopie, par David Taugis 
  20 février 2011

Hugues Barrière, traducteur et éditeur du livre "Hound Dog, l'autobiographie de Leiber et Stoller", répond aux questions de David Taugis dans son émission Rockoscopie.

  
 Ecouter la chronique :

 

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  Janvier 2011

  

 

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  Janvier 2010


  Janvier 2010

 

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  4 décembre 2010
  Emission "Un Torrent de musique"
  Chronique de André Torrent

 

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  3 décembre 2010

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   18 décembre 2010

Jerry Leiber et Mike Stoller ont fait chanter, entre autres, Elvis Presley, Ben E. King, Aretha Franklin, les Rolling Stones... Hound dog, leur autobiographie, revient sur le travail essentiel de ces hommes de l'ombre.


Il y a deux livres rock n'roll à retenir en 2010 : l'autobiographie de Keith Richards, Life, dont tout le monde a parlé, et celle de Jerry Leiber et Mike Stoller, Hound dog (éd. Autour du livre). Le premier a donné au rock son esthétique et son style de vie. Les deux autres lui ont donné ce qui faisait sa force : des chansons capables de résister au temps. Des années 50 à aujourd'hui, deux des plus grands artisans pop que l'histoire ait connus nous offrent avec Hound Dog un voyage miraculeux de fraîcheur et de cool attitude.

Les deux musiciens laisseront à la postérité une œuvre fondatrice, élaborée dans l'ombre des grandes idoles blanches et noires. A leur génie mélodique, rival de celui du légendaire Otis Blackwell - l'auteur de Don't be cruel ou Fever -, Ray Charles et Ben E. King doivent l'essentiel de leur popularité, née sur la foi des tubes estampillés Leiber-Stoller. Quant à Elvis, champion idéal des airs de la paire, sa carrière prend un tour décisif lorsqu'elle croise sur une bande artisanale les frénétiques Jailhouse rock et Love me, rivant à son trône encore vert le futur King of rock'n'roll.

Leiber and Stoller : la signature la plus glorieuse et célèbre de la chanson américaine de ces 50 dernières années, née dans la chambre de gamins âgés de 17 ans. Avant même de se connaître, ils étaient chacun de leur côté passionnés par la culture et la musique noires. Leiber à Baltimore, Stoller à New York. L'un écoutait de vieux 78 tours de blues et l'autre du boogie-woogie, du jazz de La Nouvelle-Orléans, et bientôt du be-bop de Charlie Parker. Le mot « rock & roll », à ses débuts, était davantage un label de marketing qu'une philosophie de vie. Alors que dans le rhythm & blues, il y avait l'âme de la culture noire, et puis une sensualité. De la sexualité, aussi.

Née officiellement dans le Billboard en 1949, l'expression «rhythm'n'blues» avait pour but de réunir sous la même étiquette ces musiques noires que l'industrie blanche ne savait trop comment appréhender. Avant cela, on parlait de « race records » ou de « Harlem hit-parade », les petits labels indépendants (« indies ») pullulant depuis les années 30. Majors comme indies étaient entre les mains des Blancs. Ainsi Hound Dog, le simple qui s'est le mieux vendu d'Elvis, a-t-il été écrit par ces deux jeunes Juifs du nom de Jerry Leiber et Mike Stoller qui, à la recherche d'une chanteuse noire de r'n'b, l'enregistrèrent d'abord en 1953 avec Big Mama Thornton.

Celle-ci en fit un n°1 dans le hit-parade r'n'b, trois ans avant qu'Elvis ne se l'approprie, se gardant par la même occasion les services de Leiber et Stoller, redoutables génies de la chanson. Juste avant qu'ils ne débarquent en 1955 chez Atlantic pour y lancer les Clovers, Coasters et autres Drifters de Ben E. King. Le récit à deux voix de leurs vies s'articule autour d'une alternance de confessions, mi-orales, mi-écrites - le journaliste David Ritz est aux manettes, Hugues Barrière à la traduction. On se plonge au coeur du rêve des deux hommes qu'on accompagne à un rythme effréné, en savourant les anecdotes : la course qui n'aura jamais lieu avec le jeune James Dean, la vie, la mort, les mariages, la famille, l'arrivée de la tornade noire, Phil Spector, Tennessee Williams en happening littéraire... Un des ouvrages les plus passionnants qui soit, sur l'envers du rock.

Joël Isselé

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   décembre 2010


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 3 décembre 2010


Pop Life

Il y a eu deux livres rock'n'roll en 2010 : l'autobiographie de Keith Richards, Life, dont tout le monde a parlé et celle de Jerry Leiber et Mike Stoller, Hound Dog. Le premier a donné au rock son esthétique et son style de vie. Les deux autres lui ont donné ce qui faisait sa force : des chansons capables de passer les siècles. Des années 50 à aujourd'hui, deux des plus grands artisans pop que l'histoire ait connus nous offrent avec Hound Dog un voyage miraculeux de fraîcheur et de cool attitude.


L'histoire démarre, comme à n'importe quel endroit de la culture américaine du XXème siècle (BD, cinéma, musique classique), par la rencontre de deux petits juifs nés dans les années 30. Jerry Leiber vient de Baltimore. Mike Stoller a grandi à New York. Les deux familles juives s'en tirent plutôt pas mal et arrivent bientôt à Los Angeles pour se nourrir de Californie et de perspectives de croissances ensoleillées. Leiber et Stoller ne se connaissent pas encore mais sont déjà faits l'un pour l'autre. Stoller a appris le piano dès l'âge de 5 ans. Il rencontre un pianiste boogie-woogie qui l'initie aux façons atypiques de jouer de l'instrument. Leiber rêve de faire du cinéma. Il fait le siège de Cecil B. DeMille qui lui conseille, le plus sérieusement du monde, de faire de la gymnastique. « S'il s'avère, lui dit-il, que vous ne savez pas jouer la comédie, vous serez au moins costaud et séduisant.» Leiber prend un petit boulot dans un magasin de disques et rencontre le producteur Lester Still. Ce dernier lui demande de lui chanter une des chansons dont il lui parle de manière si enthousiaste. Ce sera « Real Ugly Woman ».

Mais Leiber ne sait pas écrire la musique. L'ami à qui il avait pensé pour l'aider vient de perdre son père et lui conseille d'aller voir un pianiste doué qu'il a croisé lors d'un concert. Ce sera Mike Stoller. « Leiber and Stoller » : la signature la plus glorieuse et célèbre de la chanson américaine de ces 50 dernières années, née dans une chambre de gamins âgés de 17 ans. Tout part toujours de là : une chambre magique qui glisse de L.A à Manchester, de Manchester à Liverpool. Le reste appartient à l'histoire du rock et de la culture internationale. Les standards de ces deux-là ont fait le tour de la planète dans des genres assez différents. Les deux hommes s'accordent sur un territoire commun : le blues, qui leur permet d'évoluer aussi bien vers la soul (ils composent avant tout pour des groupes noirs au début) que vers le rock qui n'est pas encore né. Stoller, le compositeur, est sophistiqué et pondéré. Leiber, le parolier, est nerveux et impatient. Les deux hommes, comme tous les grands duos ou presque, ne sont ni tout à fait opposés, ni tout à fait semblables. On appelle ça la complémentarité : la leur est remarquable, professionnellement parlant, mais aussi lorsqu'il s'agit de raconter leur vie.

A toute vitesse

Hound Dog, la chanson qui donne son titre à l'ouvrage, est peut-être la plus célèbre de leurs créations. On voit, sur la couverture du livre, les deux auteurs qui entourent Elvis Presley. Elvis a les yeux qui sourient. Il tient dans les mains la partition de Jailhouse Rock, un autre de leurs tubes. Hound Dog n'était jamais que la 3ème chanson qu'ils écrivaient ensemble. Big Mama Thornton la chantait à la perfection et Elvis a massacré un couplet sans qu'on sache pourquoi. Il les appelait « ses porte-bonheur » avant que le Colonel Parker ne les excommunie et ne mette fin à une collaboration qui aura été aussi brève que fabuleuse. Complémentarité des talents : l'un compose, l'autre écrit, ou les deux, si bien qu'on ne sait, après ces 300 pages, jamais exactement d'où vient « la chose », l'art de composer des chansons. Et c'est ce qui est bien ici : le secret est préservé, la magie est intacte. Jamais de brouilles, assez peu d'engueulades (les divorces sont évoqués avec une retenue magnifique), que du beau sourire californien, des femmes (un peu), de l'alcool (moins qu'en réalité), des échecs qui annoncent des réussites, des coups durs qui relèvent les têtes au lieu de les briser.

Jerry Leiber et Mike Stoller savent y faire : leur récit est fabuleux. L'écriture (le journaliste David Ritz est aux manettes, Hugues Barrière à la traduction) est tout bonnement remarquable : le récit à deux voix de leurs vies s'articule autour d'une alternance de confessions, mi-orales, mi-écrites. Les séquences se mêlent avec une fluidité assez exceptionnelle pour ce genre d'ouvrage. Impossible de voir les coutures. On se plonge au cœur du rêve des deux hommes qu'on accompagne à un rythme effréné, en savourant les anecdotes : la course qui n'aura jamais lieu avec le jeune James Dean, la vie, la mort, les mariages, la famille, l'arrivée de la tornade noire Phil Spector, venu leur arracher leurs secrets pour les faire fructifier ailleurs, Tennessee Williams en happening littéraire et puis l'histoire de la pop qui va et vient comme si elle avait choisi ces deux-là pour se donner en spectacle. Hound Dog raconte la naissance d'un métier (le songwriting) et d'une industrie (du disque, du show). Les partitions s'arrachent. Les grands chanteurs (Presley, Sinatra) ont leurs écuries d'auteurs, des scouts qui repèrent les bonnes plumes. Un business s'organise autour des catalogues et « Leiber And Stoller » survivent, décennies après décennies, avec la solidité d'une chaîne ADN, imperturbable et immuable qui continue de coder des chefs d'œuvre (Stand By Me, le Mirrors de Peggy Lee devenu culte, on en passe des centaines) et de ressusciter les morts. Ni face cachée, ni envers du miroir : tout est juste en place comme dans un conte de fées avec revers de fortune, sorcier noir et princesses charmantes qui se pointent quand il faut. On donnerait son âme au diable mille fois pour avoir eu dix ans de la vie d'un de ces deux-là.

Au final, Hound Dog est peut-être le livre le plus intéressant et le plus optimiste qu'on aura lu cette année, en littérature comme en littérature rock. C'est un parcours de vie qui fait immanquablement penser à la destinée de Joe Shuster et Jerry Siegel, les créateurs de Superman, aux Extraordinaires Aventures de Kavalier et Clay (encore elles !) de Michael Chabon bien sûr, mais aussi à des tas d'autres romans d'apprentissage. Ajoutez y un brin de soleil, quelques paillettes, et des filles belles à couper le souffle (la harpiste Corky Hale, bon dieu), une sélection des meilleures chansons du duo (il existe un mini-coffret en 3 CD qui fait l'affaire et qu'on peut trouver d'occasion pour 10 euros) et vous tenez l'un des cadeaux de Noël les plus chouettes que vous pourrez faire à un amateur de rock.

Hound Dog, l'autobiographie de Jerry Leiber et Mike Stoller, Autour du livre, 2010.

Benjamin Berton
http://livres.fluctuat.net:80/jerry-leiber-et-mike-stoller/livres/hound-dog-2/11618-chronique-Pop-Life.html


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  Les choix d'Emilie - samedi 6 novembre 2010

  "Un bouquin en or..."
  Ecouter la chronique :

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  n°82 - février 2011

 

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 11 décembre 2010

Leiber et Stoller restent pour nombre d’entre nous des noms inconnus. Pourtant, nous avons tous certainement déjà fredonné au moins une de leurs chansons. Qu’on aime le rock ou pas, certaines mélodies s’impriment dans nos mémoires sans même y avoir été invitées.

Et ces deux là ont écrit non seulement des chansons qui ne vous quittent pas, ils ont aussi une vie tout à fait extraordinaire !

Tout commence alors qu’ils ne sont que des adolescents. Ils ne se connaissent pas encore, mais tous deux sont transportés par cette musique qu’ils découvrent, le boogie-woogie. Leur rencontre sera rythmée et orchestrée autour du blues, et parce qu’ils étaient au bon endroit au bon moment, ils vont vivre l’effervescence du rock n’ roll en écrivant pour les plus grands, et pour des voix noires essentiellement : Big Mama Thornton, Elvis Presley (bon, un blanc qui chante comme un noir), The Coasters, The Drifters, Ben E King…

L’un, Stoller, est pianiste et “sait écrire la musique”,l’autre, Leiber est parolier. Les séances d’écriture sont souvent une affaire de négociation comme en témoigne la naissance de la célèbre chanson « Kansas City », écrite pour Little Willie Littlefield. Elles peuvent durer des jours entiers, mais parfois la magie opère instantanément et un tube comme « Jailhouse Rock » (Le Rock du Bagne) écrit pour Presley peut naître en quelques minutes.

Ils n’ont pas l’esprit commercial. Ce qui les fait avancer, ce ne sont pas les chiffres de vente, mais plutôt entendre leurs titres interprétés par les plus grands. Qu’importe ! Leur réputation ne tarde pas à les précéder et leurs chansons sont des succès. Elvis ne peut plus se passer d’eux, il les appelle ses porte-bonheur.

Un bonheur qui sera partagé par les lecteurs de cette autobiographie à deux voix, admirablement mise en scène dans le texte, où l’impression nous est donnée d’être assis au coin du feu avec ce duo légendaire. Ils nous racontent leur fabuleuse histoire, avec toujours autant d’énergie et de passion. Il y a de la magie, de l’émerveillement, de jolies rencontres.

Ca tombe bien, c’est bientôt Noël….

Rock Book pour ArtéMédia

http://www.artemedia-agence-presse.com/2010/12/11/hound-dog-lautobiographie-de-leiber-et-stoller/

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 6 décembre 2010

Retour dans les années 50 ; Leiber & Stoller, les légendaires auteurs compositeurs de Hound Dog d’Elvis Presley, de Stand by me de Ben E King etc., sont les artistes du moment. Précurseurs du rock’n’roll et architectes de chansons figurant parmi les plus cultes du 20ème siècle, Hound dog retrace la vie d’un duo légendaire, véritable success-story comme-on-en-fait-plus.

Les deux garçons se rencontrent à l’âge de 17 ans, après avoir respectivement quitté NY & Baltimore. "Moving to LA", comme disait l’autre. Le soleil est partout, les filles sont jolies.

Mike Stoller joue du piano, il en jouait même avant de savoir lire. Jerry Leiber est quant à lui songwriter. Il nouera contact avec un dénommé Lester Still, producteur en vogue, et l’alchimie opèrera ; on retrouve bientôt les deux acolytes impliqués dans des collaborations plus que fructueuses...


« Je savais déjà tout de Leiber et Stoller. C’étaient ces fichus types blancs qui écrivaient les chansons les plus noires de ce côté du Mississippi. J’adorais ce qu’ils faisaient. »    
Ray Charles

Dans un premier temps, le duo écrira principalement du Rythm & Blues ; leur musique est jouée par une majorité de groupes Soul, le rock n’est pas encore dansé. Armés de textes poppy , Stoller et Leiber mettront tout le monde d’accord grâce à de vrais tubes comme Hard Times (Willie Littlefield), Hound Dog (Big Mama Thornton, Elvis Presley), ou encore Stand by me (Ben E. King).

Ecrire une autobiographie, c’est toujours délicat. Tiraillé entre l’egotrip fantasmé et le récit ennuyeux rempli de moi-je, difficile est l’exercice, et de nombreux auteurs s’y sont brisé l’échine ; tout le monde n’a pas le talent d’André Malraux (Antimémoires) … ou de Keith Richards (Life). Ecrit en double voix dans un style narratif superbe, alternant les phases de confessions et d’anecdotes, le récit est fluide et coule avec clarté. On entre dans l’intimité des musiciens, de leur processus de création mais aussi et surtout, dans leurs remises en question et leurs doutes. Sans jamais dévoiler la recette exacte de leur génie, les deux papys reviennent dans cet ouvrage avec nostalgie, sur des années pleines de magie, de femmes, de succès etc.

Hound Dog résume ainsi l’histoire extraordinaire des deux talents que sont Leiber et Stoller, des artistes nés pour se compléter, nés pour écrire des mélodies éternelles et que rien ne prédisposait à entrer dans la légende. Si Christophe Colomb a découvert l’Amérique, alors ces deux-là ont découvert le rock!

Nicolas C.

http://beloola.com/blog/articles/33

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Fêtes 2010 - n°17 


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