Nikola Acin

Nikola Acin

Auteur, journaliste

Traducteur de livres et chroniqueur au magazine Rock & Folk, Nikola Acin a publié plusieurs articles de référence sur Elvis Presley, en témoignage de sa réelle et sincère passion pour le King et au terme de nombreuses recherches et enquêtes sur le terrain (notamment à Memphis et Tupelo). En outre, il était le chanteur, le parolier et le guitariste du groupe The Hellboys.

Nikola est décédé de façon soudaine le samedi 17 mai 2008 à l‘âge de 34 ans.

Hommage

Les cahiers du rock ont la douleur de vous annoncer le très triste et très soudain décès de Nikola Acin, chroniqueur à Rock & Folk, qui venait de nous rejoindre dans la belle bande des « cahiéristes » et de publier il y a deux mois à peine un livre qui lui tenait très à coeur, « Qui a tué Elvis ? Mort(s) d’un Roi ».
En plus d’avoir du talent, Nikola était un garçon charmant, bien élevé, toujours passioné, enthousiaste et entreprenant. Guitariste et chanteur des Hellboys, il semblait être tombé dès la naissance dans la marmite de potion magique du rock’n’roll, et son destin aura malheureusement été de rejoindre quelques-unes de ses illustres idoles, too fast, too soon.
Il doit déjà être en train de les interviewer. Il s’est éteint chez lui samedi 17 mai à l’âge de 34 ans et il manque déjà. Nous nous associons à la peine de sa famille et de ses proches et vous remercions de la pensée amicale que vous aurez pour sa mémoire.

Salut mec !

In memoriam…

Je me souviens de notre première vraie grande rencontre : quatre plombes et quelque à discuter au bar du Virgin de ce bouquin sur Elvis, et des autres qu’on ferait après sur Dylan, les Clash… Beaucoup parlé de Springsteen, forcément. D’Elvis. De Gladys et Vernon, et de ses parents à lui. De la presse musicale hexagonale (R&F meets Crossroads, jolie passerelle, non ?). Des Hellboys. De son premier disque et de son sourire fier et humble à la fois. De ses « petits protégés » (pas touche à ses potes, hein ! J’avais osé les appeler des « bébés rockers » ou des « castors juniors » en ricanant, je ne sais plus, il m’aurait mordu si je n’avais pas retiré mes mains). Sur les siennes, des bagues, dont une en forme de couronne.
Ça et son immense politesse ne pouvaient pas ne pas faire penser à Elvis. Des paroles dramatiquement prémonitoires. Une conversation d’adultes, puis retour à des considérations de passionnés, et à nos agendas respectifs.

Ah, et puis sa tête au salon du livre quand il m’a dit qu’il attendait une réponse pour son interview de Chuck Berry. Un gamin la veille de Noël. On avait parlé de « Bye-bye Johnny  » et de sa reprise par Bruce… A réécouter, en pleurant.

« Bye-bye Johnny
Johnny bye-bye
You didn’t have to die
You didn’t have to die »
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Qui a tué Elvis ?